De nouveau Disponible au SHM
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ALAIN FLOUR PLONGEE 2012
De nouveau Disponible au SHM
nouvelles photos inédites à mes yeux
Le Kléber
Vidéo
Symbole de la grandeur de la Royale au début du XXème siècle, le Kléber qui par un petit matin de Juin 1917 sombra après avoir heurté une mine flottante déposée par un sous marin allemand, le
Kléber dévoile tout ses secrets de fabrication dans des documents jusque là reservés à quelques rares initiés.
Les archives Nationales de l’Armée viennent en effet de mettre en ligne tous les documents relatifs à plusieurs navires, dont notre Kléber qui dort à jamais par 48 m de
profondeur sur le sable de la Mer d’Iroise.
Dans ces 75 fiches extrêmement détaillées et précises, on trouvera les schémas des différents ponts, des différents armements, et de divers éléments du navire.
Exemple : les salons de l’amiral sont positionnés sur l’arrière du batiment, la cale à Vin est elle située sur la proue du navire et enfin le quartier disciplinaire est tout à l’avant du "K".
Prenez votre temps et plongez dans ces archives en pensant aux images de vos immersions passées et futures.
Bonne plongée dans le temps.
Nous sommes au printemps 1917, les USA viennent de rentrer en guerre et de ce fait, la guerre sous marine atteint son apogée en atlantique nord, une guerre sous marine sans restriction contre tout navire a été déclarée par Berlin. En avril 1917,874 000 tonneaux de navires (le kleber fait 7700 tx ) ont été envoyé par le fond record jamais inégalé même lors de la seconde guerre mondiale. En mai la guerre sous marine fait rage encore et les pertes alliés sont énormes.
Nous sommes début juin en Afrique occidentale, le « Kléber » croiseur cuirassé navire amiral de la 6ème Division de croiseurs se trouve à Dakar. Il reçoit l’ordre de rentrer à Brest
pour être désarmé !!! Soit 15 ans après son lancement. Pour ce retour dans son port d’attache, le « Kléber » escortera jusqu’à Agadir le paquebot PHRYGIE. Ce paquebot spécialement
aménagé emporte 1150 hommes des troupes coloniales pour le front.
Le 12 juin le Capitaine de frégate LAGORIO prend le commandement de ce navire et appareille de Dakar avec le paquebot jusqu’à Agadir où ils arriveront le 22 juin aux lueurs de l’aube. Moins d’une ½ heures plus tard, le « Kléber » quitte le port marocain et remonte en longeant les côtes portugaises toute la journée. La nuit le commandant force l’allure et navigue tous feux éteints pour échapper à la vigilance des U-BOOTS allemands très actifs. Le K va adopter une tactique opposée aux convois qui naviguent en groupe, il navigue seul et loin des cotes espagnoles (300 miles et traverse le golf de Gascogne à une allure de 15 noeuds en évitant les ports et les abords des côtes. Un bulletin d’alerte émis par la Navy signale une forte activité sous marine allemande et des risques de chapelets de mines autour des ports et sur une zone allant de la Rochelle à Ouessant.
La prudence aux alentours de Brest est accrue ; 10 jours auparavant un cargo grec a été coulé par une mine au large de sein, le silence radio est complet, vers 1 h du matin le 27 juin 1917 le commandant Lagorio demande l’autorisation de rentrer sur Brest. Les vigies sont à leur poste et le commandant va dormir. Vers 4 h 30 du matin le k embarque un pilote pour rentre sur Brest et le commandant vient en passerelle pour l’approche finale.
A 5 h du matin l’aube pointe son nez et le jour gris se lève, la vigie signale par bâbord avant une mine flottante. Tout de suite tous les marins de quart à la passerelle se précipitent et
fouillent la mer sur bâbord avant. L’équipage malgré les ordres stricts de veille n’ont yeux que pour cette mine et le commandant décide de la détruire et de se mettre en position pour canonner
la mine. Tout est prêt et le navire en position quant tout à coup, à 5 h 30, une terrible explosion surgit sur le flanc tribord. Une deuxième mine que personne n’avait vu vient de toucher le
croiseur. Le commandant comprend tout de suite l’erreur. Tous les hommes d’équipage étaient absorbés par la mine bâbord et personne n’a vu la mine qui vient de toucher le k.
La mine vient de toucher le navire sur tribord à hauteur de la cuisine, elle a défoncé la coque entre les chaufferies et une soute à charbon provoquant de gros dégâts. Le commandant donne l’ordre de stopper les machines et envoie un S.O.S. Tout le système électrique est mort et de ce fait les pompes ne remplissent plus leur rôle, la situation n’est pas désespérée mais inquiétante, les hommes d’équipage s’organisent et essayent de sauver le bâtiment. Le bateau craque, gémit, les portes étanches explosent sous la pression et le navire prend de la gîte vers la proue et sur tribord. Lagorio comprend que le seul moyen de sauver le navire et de l’échouer vers le Conquet, il décide donc de remettre en route le navire agonisant. Mais le fait d’avancer ne fait qu’accentuer l’entrée de l’eau dans le bâtiment et le navire stoppe de nouveau.
Un dragueur de mines, l’INCONSTANT, en route pour une mission de recherche et de destructions de mines, reçoit l’avis de détresse du Kléber et fait route vers lui. À 6h15 du matin l’inconstant arrive sur zone et le seul moyen de sauver le croiseur et de le prendre en remorque par l’arrière. Le K est très haut sur l’eau les trois hélices sont quasiment hors de la surface et par trois fois l’inconstant échouera dans la tentative de sauvetage.
Une flottille de sauveteurs arrive sur zone, il fait maintenant jour et le spectacle est malheureusement grandiose de drame et de tristesse. Les hommes du K mettent les canots de sauvetage à
l’eau et le manque de pression rend difficile les mesures de sauvetage de l’équipage. Quand les premières vagues lèchent le pont avant du navire le commandant Lagorio décide la mort dans l’âme
d’abandonner le bateau dont il est commandant depuis 14 jours. Le commandant sera le dernier à quitter le bâtiment entouré désormais d’un essaim de navires sauveteurs. Le K craque gémit , les
cloisons cèdent les unes après les autres et l’eau prend possession du géant. Il est 6 h 30 quand tout s’accélère. Le Kléber coule par l’avant en se retournant sur tribord. Il a sombré en une
heure de temps
.
Sur les 568 hommes d’équipages, 38 « seulement » trouveront la mort dans ce naufrage, des obsèques solennelle seront organisées à
Brest
Le commandant Lagorio sera acquitté devant le conseil de guerre et l’équipage du croiseur médaillé pour son courage et son sang froid.
Qui a coulé le Kléber ?


DUPLEIX Rochefort DY 1903
DESAIX Penhoet, Saint-Nazaire 1904
KLEBER Ch. de la Gironde,
Bordeaux 1903
Kleber, 1904.

Kleber.