Alain Flour Plongée AFP
Âgé d'une quinzaine d'années, le Napoléon peut vivre au moins jusqu'à trente ans en aquarium.
Ce poisson curieux et attachant arrive de l'aquarium de la Porte Dorée. Il était la mascotte de l'aquarium parisien.
Après un mois et demi en quarantaine dans un bassin d'Océanopolis, le Napoléon a retrouvé les joies de se pavaner devant le public. Dans le pavillon tropical, après avoir rapidement observé ses collègues, le voilà qui ne quitte plus la vitre en forme de hublot de l'aquarium, et se laisse observer à loisir. Le transfert ne semble pas l'avoir beaucoup affecté, il a déjà trouvé son public. Parmi les personnes amassées pour un face-à-face avec ce phénomène des mers se trouve l'un de ses plus fidèles admirateurs : Michel Hignette, le directeur de l'aquarium parisien de la Porte Dorée. « Aller Michel, il est temps d'y aller maintenant », rigole-t-on du côté de l'équipe d'Océanopolis. Mais Michel Hignette est indécrochable, scotché devant son poisson bleu. Femelle puis, naturellement... mâle
« On s'attache tellement à ce poisson. Même nos plongeurs étaient tristes de le voir partir, raconte le directeur. D'ailleurs, je viens de les appeler pour leur dire que tout s'est bien passé, pour qu'ils soient rassurés. On a longtemps repoussé le moment du transfert à Océanopolis. On trouvait toujours une bonne excuse pour le garder, mais là cela devenait crucial. »
Lorsqu'il est arrivé à la Porte Dorée de Bali, sa région d'origine, il ne mesurait que 6 cm. Jeune, il n'avait pas de sexe définit. Il est ensuite devenu femelle. Aujourd'hui, âgé d'une quinzaine d'années, il s'est transformé en mâle, et a adopté cette belle parure bleue. Pour grandir encore, le poisson qui mesure aujourd'hui un mètre pour 18 kg avait besoin d'un bassin plus grand.
À Océanopolis, Michel Hignette espère qu'il pourra atteindre 1,80 mètre. « Ici, il a un potentiel de croissance considérable. Dans son milieu naturel, dans la zone intertropicale, il peut mesurer jusqu'à 2,30 mètres, pour un poids de 200 kg. » Mais dans ces zones, ce poisson est victime de surpêche, en raison d'une population asiatique très friande de sa chair.
Napoléon fait le spectacle
Également très apprécié des plongeurs, on retrouve le Napoléon dans les spectacles de parcs d'attraction aquatiques. Son caractère familier et non agressif le rend populaire. Si avec sa mâchoire puissante il peut croquer du corail, il est inoffensif pour l'homme. Mais certains incidents sont inévitables. Comme le prouve cette anecdote que raconte Michel Hignette. « Un club de plongée avait pris l'habitude de le nourrir d'oeufs durs. Un plongeur chauve, sans cagoule, s'était approché d'un Napoléon. Manque de chance, le poisson l'a pris pour un oeuf, et l'a mordu. »
Dans le bassin d'Océanopolis où il a élu domicile, le Napoléon ne montre pas une once d'agressivité. Le public brestois semble déjà avoir adopté ce poisson si curieux. Et les Parisiens ont bien dû s'y résoudre : maintenant ils devront se rendre à Océanopolis pour revoir leur Napoléon. « Après son départ, beaucoup de gens nous ont demandés où il était passé, raconte Michel Hignette. Nous avons découvert que nous avons un public très fidèle, et attaché aux animaux. Nous avons alors dû réaliser une affiche indiquant qu'il était parti à Océanopolis. »
Presque domestiqué, ce Napoléon aurait pu être baptisé. Mais non. « On ne lui a pas donné de nom. Normalement, ça évite de trop s'attacher aux animaux. » Raté... Naëlle LE MOAL. Ouest-France
Visite à Océanopolis ce samedi (temps pourri dehors) donc rencontre avec Mr ou Mme Napoléon de Brest qui a rejoint l'aquarium en juin 2008.
Ce poisson curieux et attachant arrive de l'aquarium de la Porte Dorée. Il était la mascotte de l'aquarium parisien.
Après un mois et demi en quarantaine dans un bassin d'Océanopolis, le Napoléon a retrouvé les joies de se pavaner devant le public. Dans le pavillon tropical, après avoir rapidement observé ses collègues, le voilà qui ne quitte plus la vitre en forme de hublot de l'aquarium, et se laisse observer à loisir. Le transfert ne semble pas l'avoir beaucoup affecté, il a déjà trouvé son public. Parmi les personnes amassées pour un face-à-face avec ce phénomène des mers se trouve l'un de ses plus fidèles admirateurs : Michel Hignette, le directeur de l'aquarium parisien de la Porte Dorée. « Aller Michel, il est temps d'y aller maintenant », rigole-t-on du côté de l'équipe d'Océanopolis. Mais Michel Hignette est indécrochable, scotché devant son poisson bleu. Femelle puis, naturellement... mâle
« On s'attache tellement à ce poisson. Même nos plongeurs étaient tristes de le voir partir, raconte le directeur. D'ailleurs, je viens de les appeler pour leur dire que tout s'est bien passé, pour qu'ils soient rassurés. On a longtemps repoussé le moment du transfert à Océanopolis. On trouvait toujours une bonne excuse pour le garder, mais là cela devenait crucial. »
Lorsqu'il est arrivé à la Porte Dorée de Bali, sa région d'origine, il ne mesurait que 6 cm. Jeune, il n'avait pas de sexe définit. Il est ensuite devenu femelle. Aujourd'hui, âgé d'une quinzaine d'années, il s'est transformé en mâle, et a adopté cette belle parure bleue. Pour grandir encore, le poisson qui mesure aujourd'hui un mètre pour 18 kg avait besoin d'un bassin plus grand.
À Océanopolis, Michel Hignette espère qu'il pourra atteindre 1,80 mètre. « Ici, il a un potentiel de croissance considérable. Dans son milieu naturel, dans la zone intertropicale, il peut mesurer jusqu'à 2,30 mètres, pour un poids de 200 kg. » Mais dans ces zones, ce poisson est victime de surpêche, en raison d'une population asiatique très friande de sa chair.
Napoléon fait le spectacle
Également très apprécié des plongeurs, on retrouve le Napoléon dans les spectacles de parcs d'attraction aquatiques. Son caractère familier et non agressif le rend populaire. Si avec sa mâchoire puissante il peut croquer du corail, il est inoffensif pour l'homme. Mais certains incidents sont inévitables. Comme le prouve cette anecdote que raconte Michel Hignette. « Un club de plongée avait pris l'habitude de le nourrir d'oeufs durs. Un plongeur chauve, sans cagoule, s'était approché d'un Napoléon. Manque de chance, le poisson l'a pris pour un oeuf, et l'a mordu. »
Dans le bassin d'Océanopolis où il a élu domicile, le Napoléon ne montre pas une once d'agressivité. Le public brestois semble déjà avoir adopté ce poisson si curieux. Et les Parisiens ont bien dû s'y résoudre : maintenant ils devront se rendre à Océanopolis pour revoir leur Napoléon. « Après son départ, beaucoup de gens nous ont demandés où il était passé, raconte Michel Hignette. Nous avons découvert que nous avons un public très fidèle, et attaché aux animaux. Nous avons alors dû réaliser une affiche indiquant qu'il était parti à Océanopolis. »
Presque domestiqué, ce Napoléon aurait pu être baptisé. Mais non. « On ne lui a pas donné de nom. Normalement, ça évite de trop s'attacher aux animaux. » Raté... Naëlle LE MOAL. Ouest-France
Sam 11 jui 2009
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